Échos du Nord
UN VEHICULE DU CICR ENLÉVÉ
Après la débâcle des islamistes
extrémistes qui occupaient les régions du nord, le processus de sécurisation et
de stabilisation de cette partie du pays se poursuit. Mais malgré les progrès
appréciables enregistrés en matière de sécurité, les zones en question sont
loin d’être un havre de paix. Les bandits ont renoué avec les enlèvements de
véhicule qu’ils avaient multipliés quelque mois avant l’occupation. Ils
viennent de frapper un nouveau coup en enlevant le 17 août dernier, un véhicule
du Comité International de la Croix Rouge (CICR).
Le véhicule de type 4X4 est tombé entre les mains d’un groupe de bandits
dans la zone de Ménaka. À son bord se trouvaient 4 agents du CICR. Les
malfaiteurs les ont débarqués et ont disparus avec l’engin. Après, ce fut
la véritable traversée du désert (sans faux jeu de mots) pour les
employés de l’organisation humanitaire. Ceux-ci ont péniblement rallié
ville de Gao, samedi dans la soirée, épuisés et sous le choc.
UN CAMP D’ENTRAINEMENT FANTÔME ?
Un membre du Mouvement
Arabe de l’Azawad (MAA) a démenti la volonté
dudit mouvement d’installer des camps d’entrainement dans le nord du pays. Il y
a quelques jours, des médias avaient rapporté que le MAA s’apprêtait à
installer de nouveaux camps d’entrainement au Nord du Mali, pour accueillir les
volontaires qui veulent défendre la cause « du peuple de l’Azawad ». Du côté de l’armée nationale, on
dit préférer ne pas répondre à ces manœuvres dilatoires et à ces
fanfaronnades. « Avec toutes les forces étrangères installées dans le
nord, comment un mouvement armé peut-il installer un camp d’entrainement?
», a répondu un officier qui suit de près l’évolution des mouvements armés et
auprès duquel nous avons tenté de vérifier l’information en question.
ISLAMISTES EN QUÊTE D’UNITÉ
Les groupes islamistes qui ont
occupé pendant près de dix mois, les 2/3 du pays semant la terreur et
multipliant les exactions sur les populations ont de nouveau fait parler d’eux
ces jours-ci. C’est ainsi que deux d’entre eux auraient décidé de se fédérer en
seul mouvement. L’information a été donnée par l’Agence Nouakchott information
(ANI) généralement très bien informée sur les groupes islamistes radicaux
du Sahel et leurs activités. Les groupes extrémistes dont il est question sont
le MUJAO (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest) et les
Moulethemounes (les Signataires par le sang) fondé par l’Algérien Mokhtar
Belmokhtar.
« Vos frères dans le Mujao et
les Moulethemounes annoncent leur rassemblement et leur fusion en un seul
mouvement qu’ils appellent les Mourabitounes pour unifier les rangs des
musulmans autour d’un même projet, du Nil à l’Atlantique », affirment les
deux groupes jihadistes dans un communiqué diffusé par l’ANI qui a toujours
publié des textes des groupes jihadistes sans jamais être démentie. Le
communiqué a été signé par Ahmed Ould Amer connu sous son nom de guerre
« Ahmed Telmissi », qui dirige le Mujao, et par Mokhtar Belmokhtar
chef des Moulethemounes.
Selon l’ANI, ils ont indiqué avoir décidé de céder la direction du nouveau mouvement à une « autre personnalité » sans en donner le nom. Les deux chefs jihadistes ont réitéré les menaces régulièrement proférées par les groupes islamistes armés à l’encontre de la France et ses alliés dans la région, promettant « la débâche de leurs troupes ».
Selon l’ANI, ils ont indiqué avoir décidé de céder la direction du nouveau mouvement à une « autre personnalité » sans en donner le nom. Les deux chefs jihadistes ont réitéré les menaces régulièrement proférées par les groupes islamistes armés à l’encontre de la France et ses alliés dans la région, promettant « la débâche de leurs troupes ».
LE COLONEL ABDOULAYE COULIBALY
REMPLACE LE GÉNÉRAL DIDIER DACKOUO
Didier Dackouo nommé au grade de
général le 14 août dernier quitte le théâtre des opérations. Le
commandant des opérations au nord est depuis quelques temps à Bamako. Son
remplaçant est le colonel Mamadou Coulibaly, un officier qui a participé
activement aux négociations ayant abouti à l’Accord préliminaire de
Ouagadougou. Il était également membre de la Commission technique
mixte de sécurité, placée sous la supervision du Comité de
suivi et d’évaluation du même accord. Abdoulaye Coulibaly a comme second
le colonel Abdramane
Baby.
Rassemblés par A. DIARRA

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