DITES-MOI QUE JE NE RÊVE PAS (n°29)
Je vous dirai que deux phrases, sinon deux défis ont marqué cet entre-deux tour. Le premier défi est le débat télévisé proposé par le Candidat Soumaïla Cissé. Mais, celui qu’il aime appeller ironiquement IBK « grand-frère » n’a pas donné suite à sa demande. Mais dans le camp de Soumi, ce débat était une exigence afin que les maliens sachent qui est qui. Tel n’est pas le cas de son adversaire IBK, qui préfère aller rencontrer les citoyens et électeurs sur le terrain (Place de l’Indépendance ce vendredi après-midi à Bamako).Donc le débat tant attendu par les maliens et les observateurs du monde entier, à présent place aux défis et menaces.
Agacé par des propos du camp adverse, Soumaïla Cissé a tapé du poing sur la table : « On dit que je ne suis pas musulman, que je suis un cafre, mais Dieu seul sait qui a gouté au Whisky et qui ne l’a pas fait. Pour certains, ce n’est pas le Mali d’abord, c’est moi d’abord. Ce n’est pas pour le bonheur des Maliens, c’est pour le malheur des Maliens. Les slogans ne font pas l’homme. Je demande à mon grand-frère IBK de savoir raison garder. J’ai été ministre des Finances, je sais des choses. Qu’on ne me pousse pas à dire certaines choses. Le président de l’URD est aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, je sais qu’il sait des choses. Quand je me rends compte que celui qui doit me donner des conseils en tant qu’ainé se retrouve dans les caniveaux, alors il faut soigner le mal ». Il poursuite : «'Nos pères (le mien et celui d'IBK) ont étudié ensemble à William-Pointy… c'est pourquoi j'ai toujours gardé un ton courtois (..), mais si celui qui devait me conseiller se livre… je vais donc soigner le mal. Et je vais le soigner très bien ».
Au mirco de RFI (Radio France internationale), IBK contre-attaque et défie sont jeune frère adversaire : «Je mets au défi mon adversaire: s’il a des choses à dire, qu’il les dise».
Qu’est-ce que ces deux candidats (à l’élection présidentielle) savent que, nous, citoyens ou électeurs ne savent pas encore?
Adama DIARRA
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