Election présidentielle dans
les régions
Kayes :
Sans aucun incident
Jamais
dans l’histoire récente de Kayes, la mobilisation n’a été aussi forte pour une
élection. Tôt ce dimanche matin, à 8 heures, les centres de vote étaient
envahis par les électeurs de tous les âges. Dans les différents centres de
vote, les matériels électoraux étaient déjà au grand complet. Nombre des
électeurs connaissaient depuis quelques jours leurs bureaux de vote. Mais
certains cherchaient les leurs à partir des listes affichées devant les bureaux
de vote. Tout se passait dans la plus grande sérénité.
A 9
heures, le gouverneur de région, le colonel Salif Traoré a accompli son devoir
civique dans le bureau de vote N° 7 au centre Khassso I. « Je suis content
et fier d’avoir accompli mon devoir civique et j’invite tout le monde à faire
comme moi, car ceci est l’aboutissement aujourd’hui d’un long processus
d’opérations qui va permettre de rétablir l’ordre constitutionnel dans notre
pays », a-t-il confié à la presse.
De
nombreux votants nous ont confié avoir voté par amour pour le pays, avec le
sentiment d’avoir participé au choix du président de la République. Cette forte
mobilisation s’explique non seulement par le fait que les populations ont
compris que le vote est un devoir civique, mais aussi parce que les grands
partis politiques ont mis à la disposition des électeurs des moyens de
transport dans tous les quartiers et dans certaines communes rurales pour
faciliter le déplacement des électeurs.
Pendant
toute la journée aucun incident n’a été signalé dans la commune de Kayes
et environs. Le préfet de Kayes, Sadio Keïta, est lui aussi satisfait de la
mobilisation et surtout de l’organisation matérielle du scrutin.
La
grande pluie tombée la veille a réduit la poussière et la chaleur ici à Kayes
où les opérations se déroulent sans problème, sous la vigilance des
observateurs nationaux et internationaux, des responsables de la CENI, de la
Croix rouge, etc.
Pour
rappel le cercle de Kayes compte 821 291 électeurs potentiels repartis
entre 651 bureaux de vote.
O. NIANE
AMAP-Kayes
Sikasso :
mobilisation historique
Sikasso
a connu une mobilisation historique pour l’élection présidentielle 2013. Dans
la capitale du Kénédougou, ce dimanche, la plupart des bureaux de vote ont été
ouverts à 8 heures. C’est à 8 heures et demi que le chef de l’exécutif régional
de Sikasso Mahamadou Diaby a accompli son devoir civique dans le bureau de vote
N° 5 du quartier administratif, situé dans le groupe scolaire Oumar Kélétigui
Berthé, comportant plus d’une vingtaine de bureaux de vote. Ce grand centre de
vote grouillait déjà de monde et donnait les prémices d’une journée électorale
fiévreuse
Après
avoir voté, le gouverneur et sa suite ont visité plusieurs centres de vote dans
la commune urbaine et dans deux communes rurales à Farakala et Natien. Partout,
l’organisation du scrutin et de l’engouement des populations étaient
satisfaisants.
Dans le
centre de vote du camp de la gendarmerie, logé au groupe scol
aire Oumar
Kélétigui Berthé, le candidat Housseini Guindo a accompli son vote sous le
numéro 211 en présence de plusieurs de ses sympathisants. A sa sortie du bureau
de vote, il s’est dit serein, estimant que c’est le Mali qui gagnera. Pour lui,
dans une élection, il y a toujours des gagnants et des perdants. Il a souhaité
que cette élection permette à notre pays de repartir d’un bon pied.
Dans la
commune urbaine de Sikasso, l’affluence était massive dans tous les centres de
vote que nous avons visités. Du groupe scolaire Tiéba, en passant par la
medersa Yacoub Doucouré, les centres de vote de Wayerma I et II, l’école
Thianzé, les centres de vote de Mancourani et Sanoubougou, les citoyens en rang
attendaient patiemment leur tour de vote sous un chaud soleil. C’est dire que
leur volonté est manifeste de participer au choix du futur président de la
République. Rarement des élections auront mobilisé autant de personnes.
La seule
fausse note aura été la difficulté d’identification des bureaux de vote. Les
citoyens analphabètes, avaient beaucoup de mal pour s’orienter vers leurs lieux
de vote. Certains ont tourné des heures durant sans pouvoir retrouver leurs
bureaux et les moins courageux ont simplement abandonné.
Rappelons
que dans la région de Sikasso, 1 168 981 électeurs doivent voter dans
3 437 bureaux de vote et près de 90% de cartes NINA ont été retirées.
F.
DIABATE
AMAP-Sikasso
Ségou :
trois cas de fraude
La Cité
des balanzans donnait l’apparence d’une ville morte à 8 heures ce dimanche
matin. Les rues étaient quelque peu désertes, les boutiquiers ne se sont
pas pressés d’ouvrir leurs portes et les autres activités d’utilité publique
ont opté pour le service minimum. La raison ? Les habitants de la ville
s’étaient donné rendez-vous dans les centres de vote.
Pélengana,
chef-lieu de commune rurale du même nom, semblait représenter un enjeu
particulier tant la mobilisation était forte. La rue du centre de vote de cette
localité donnait l’aspect d’une rue marchande, tant elle grouille du monde.
En
quatrième région la plupart des bureaux de vote ont démarré leurs opérations
entre 8 heures et 8 heures 45, excepté 70 bureaux de la commune de Niono. Le
retard est dû à la non concordance entre les listes électorales affichées et
celles d’émargement.
Dans la
commune de Ségou, les préoccupations ont porté sur l’absence de fiches
électorales devant certains bureaux et des électeurs qui cherchaient en vain
souvent leurs bureaux de vote.
De
Pélengana à Sébougou en passant par Sonincoura, Centre commercial, Groupe
scolaire du quartier administratif, Groupe scolaire Bandiougou Bouaré, Mission
catholique et Ségoucoura, l’affluence est appréciable. La région de Ségou
compte 3.433 bureaux de vote pour 1.028.671 électeurs dont 527.308 femmes. La
région a mobilisé 342 équipes.
Le chef
de l’exécutif régional, Thierno Boubacar Cissé à la tête de la Commission
régionale d’organisation des élections a sillonné des bureaux de vote de
la commune urbaine de Ségou et celle rurale de Cinzana. Cette tournée a été
sanctionnée par un sentiment de satisfaction. Satisfécit par rapport à
l’affluence, le dévouement des différents acteurs dont les nombreux
observateurs nationaux et internationaux. Les forces de sécurité sont
mobilisées au niveau de tous les centres de vote. Les forces armées sont
présentes à Nampala dans la commune du Nampalari, près de la frontière avec la
Mauritanie.
Au terme
de cette mission de supervision, le gouverneur a salué les acteurs pour le
déroulement normal des opérations de vote dans sa région. Il a cependant
déploré le constat de trois cas de fraude (un à Ségou et deux à Macina) dont
les auteurs ont été interpellés et mis à la disposition des services compétents
en la matière.
Ségou
entend réaliser le meilleur taux national de participation aux présentes
élections.
A. O.
DOLO
AMAP/Ségou
***********
Gao :
la grande ferveur
Gao a
connu une animation des grands jours pendant cette journée électorale. Depuis
le matin, la ville grouillait de monde dont plusieurs observateurs de la CENI,
de la CEDEAO, de la Cour Constitutionnelle, de Caritas Mali et du Réseau APEM.
Le
gouverneur de la 7éme Région,
le général Mamadou Adama Diallo a accompli son devoir civique au bureau numéro
2 du quartier populaire du Château sis à l’école Thionville aux environs de 8
heures. Le quartier Château totalise 19 bureaux de vote pour 9.168 électeurs.
La commune urbaine de Gao compte 41.280 électeurs pour 87 bureaux de vote.
Le chef
de l’exécutif régional a visité les bureaux de Farandjirey et d’Aljanabandia où
il a noté une atmosphère de sérénité. Une occasion pour le gouverneur Diallo de
remercier les forces armées nationales, de Serval et de la MUNISMA chargées de
veiller sur tous les aspects sécuritaires du scrutin.
La
région de Gao totalise 224.863 électeurs pour 808 bureaux. Selon les
informations qui nous sont parvenues, tout se déroule sans problème à travers
la région dans la ferveur, sous un temps clément suite aux dernières pluies
enregistrées la veille.
Le 2éme vice-président de l’Assemblée
nationale Assarid Ag Imbarcaouane a voté dans sa commune de Nchawadj
(Djebock). Après avoir accompli son devoir de citoyen, il a témoigné du bon
climat de sérénité qui règne dans sa commune.
A en
juger par l’affluence devant les bureaux de vote, la région de Gao qui affiche
plus de 90% du taux de retrait des cartes NINA, réalisera un meilleur taux de
participation que par le passé. Même si le problème d’identification des
bureaux de vote par les électeurs surtout illettrés, constitue un frein à la
participation de tous les citoyens désireux de voter.
M. B.
CISSE
AMAP-Gao
Tombouctou : affluence et
un engouement
A 8
heures précises, le gouverneur de la région le colonel major Mamadou Mangara et
sa délégation sont arrivés à l’école Bahadou Aboubacar pour se rendre compte du
démarrage du scrutin de l’élection présidentielle. C’est au bureau de vote N° 3
que le chef de l’exécutif régional s’est acquitté de son devoir de
citoyen.
Le
gouverneur s’est dit satisfait d’avoir exercé son droit de vote. Il a ajouté
ensuite qu’il était animé d’un sentiment d’espoir de voir le Mali rependre sa
place dans le concert des nations démocrates. Avant de quitter le centre de
vote, il a prodigué quelques pratiques aux agents électoraux pour qu’ils
évitent toute tentation de fraude, afin que le scrutin soit crédible,
transparent et apaisé.
Toutes
les conditions matérielles et humaines étaient réunies pour le déroulement
normal des opérations de vote. Les observateurs nationaux (Cour
constitutionnelle, APEM, ONG) et internationaux (CEDEAO,
Nations-unies) et un grand nombre de journalistes étrangers étaient présents
également.
Les
centres de vote étaient sécurisés par un impressionnant dispositif de sécurité
composé des militaires maliens et étrangers de la MINUSMA et de l’Opération
Serval. La police, la gendarmerie, la garde nationale, la protection civile
étaient aussi présentes en grand nombre. Ces vigiles du scrutin procédaient à
la fouille de tout individu suspect et scrutaient le moindre comportement
anormal. Partout, la délégation du gouverneur n’a constaté aucune irrégularité.
Les populations sont sorties en nombre pour voter.
Tombouctou
a reçu vers la mi-journée, la visite du représentant spécial du secrétaire
général des Nations-unies au Mali Abdoulaye Bathily, venu superviser le
déroulement du scrutin dans la ville et aux alentours. C’est ainsi que l’hôte
du jour a visité le centre de vote de Kabara à l’école Cheichk Nouh et celui de
l’imam Esseyouti. Les autres observateurs qui l’accompagnaient se sont repartis
entre les autres bureaux de vote de la ville.
Après la
visite, Abdoulaye Bathily s’est dit surpris tant par l’affluence,
le climat qui règne que par l’engouement et la détermination des citoyens.
En terminant, il a indiqué que c’est un signe positif et encourageant pour le
retour à la normal au Mali.
L’hôte
de marque s’est ensuite rendu chez l’imam de la grande mosquée
Ben Esseyouti qui lui a fait visiter la mosquée de Djingarey ber, monument
historique et religieux.
Il faut
noter que le dispositif de sécurité est important partout dans la région de
Tombouctou.
M. SAYAH
AMAP-Tombouctou
************
Kidal :
DANS LE CALME ET LA SÉCURITÉ
Les
habitants de Kidal comme tous les autres citoyens ont voté hier pour le premier
tour de l’élection présidentielle. Malgré la situation tendue dans la ville à
cause des agissements d’hommes armés, tout s’est bien passé au plan
sécuritaire. Les électeurs ont voté en toute tranquillité. Mais le taux de
participation sera certainement faible à cause de plusieurs facteurs comme le
nombre élevé de déplacés et de refugiés.
Le
nouveau gouverneur de la Région de Kidal, le colonel Adama Kamissoko a fait le
tour des bureaux de vote. « C’est le calme ici. On ne se bouscule pas
devant le bureau de vote. Les gens cherchent leur nom dans le calme. Ils sont
ensuite orientés vers leur bureau de vote», nous confié au téléphone
Ibrahim Maïga, un habitant de la ville.
« Je
viens de voter. Il y a plusieurs personnes qui cherchent leur nom sur la liste.
Les éléments du MNLA continuent leurs provocations en scandant des propos
hostiles à l’Administration et à l’Armée. Mais ces actes isolés n’ont entamé en
rien le bon déroulement du scrutin », a assuré notre interlocuteur.
Un autre
contact joint sur place a assuré que c’est la grande déception chez ceux qui
ont leur carte NINA mais qui n’ont pas retrouvé leur nom sur la liste
électorale.
« Je
viens de voter pour dire merci aux autorités maliennes et à la communauté
internationale d’avoir tout fait pour qu’il y ait l’élection à Kidal. Il
y a seulement quelques jours, je n’y croyais pas. J’ose espérer que les
insuffisances seront corrigées dans le cas d’un second tour», a dit Ibrahima
Maïga.
La
Région de Kidal compte 134 bureaux de vote pour 35 051 électeurs potentiels.
Quant à la ville même, elle dispose de 3 centres pour 52 bureaux de vote.
Le chef
de la mission d’observation de l’Union européenne, Louis Michel s’est rendu
dans la ville pour superviser le scrutin. A son retour à Bamako, il
a visité le centre de vote installé à l’Institut des jeunes aveugles à
Faladié en Commune VI. Après avoir assisté à la fermeture des bureaux de vote,
il a fait part de ses impressions.
« Globalement
tout s’est bien passé. Il y a eu de l’engouement chez les électeurs.
Je voudrais quand même mettre l’accent sur le travail remarquable qui a
été réalisé par l’équipe du gouverneur de Kidal», a-t-il dit. Il a aussi
évoqué la situation des milliers de déplacés qui n’ont pas pu voter.
A quand
peut-on s’attendre à la publication des premiers résultats ? A cette
question d’un confrère, Louis Michel a répondu qu’il ne saurait indiquer un
délai pour cela. Il a dit qu’il soutient à ce propos la position du ministre de
l’Administration territoriale qui ne souhaite pas donner de « chiffres
intempestifs » pouvant engendrer des problèmes
Adama DIARRA

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire